AGI - Le premier Forum d’affaires et d’investissement Ouganda-Italie s’est ouvert à Rome sous le thème "Libérer une prospérité partagée". L’événement a été organisé par l’ambassade d’Ouganda à Rome, en collaboration avec Confindustria Assafrica & Mediterraneo, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI ITPO), Beck Italia et l’Agence ICE.
Il s’est tenu en présence de la Première ministre ougandaise, Robinah Nabbanja.
Ce forum de deux jours a rassemblé des représentants gouvernementaux, des investisseurs, des chefs d’entreprise et des acteurs du secteur privé des deux pays afin d’explorer les opportunités d’investissement, de promouvoir les exportations ougandaises et de renforcer les partenariats entre les entreprises des deux pays.
Attirer les investissements italiens en Ouganda
Les travaux visent notamment à attirer des investissements italiens en Ouganda, à organiser des rencontres B2B entre entreprises ougandaises et italiennes, à favoriser la création de coentreprises et de partenariats stratégiques et à encourager les entreprises italiennes à s’implanter ou à développer leurs activités dans le pays.
Le forum entend également promouvoir les produits et services ougandais sur le marché italien et accroître la visibilité en Italie des produits ougandais déjà présents dans les rayons des supermarchés.
Nabbanja appelle à investir dans la transformation locale
Lors de son intervention, la Première ministre Nabbanja a invité les acteurs économiques italiens à réaliser des investissements créateurs d’emplois, susceptibles de renforcer les entreprises et d’apporter des bénéfices tangibles aux deux pays.
Elle a appelé les entreprises italiennes à investir directement en Ouganda dans la transformation du café et d’autres produits agricoles et a exhorté l’Italie à accorder une place prioritaire au pays dans le cadre de son "Plan Mattei" pour l’Afrique.
La Première ministre ougandaise a également invité Cassa Depositi e Prestiti, Sace et Simest à soutenir des partenariats d’investissement capables de favoriser l’expansion de la production locale et de l’emploi, afin de transformer les relations diplomatiques en opportunités commerciales concrètes.
Rome mise sur les coentreprises
De son côté, l’ambassadrice d’Ouganda en Italie, Elizabeth Paula Napeyok, a appelé au renforcement des relations commerciales et des investissements entre les deux pays.
Fabrizio Lobasso, directeur général adjoint pour la promotion du système-pays et l’internationalisation économique au ministère italien des Affaires étrangères, a pour sa part souligné l’intérêt des coentreprises (joint-ventures) comme instrument de coopération économique.
Agro-industrie, énergie et pharmacie parmi les secteurs prioritaires
Le forum de Rome se concentre notamment sur les secteurs agro-industriel, énergétique et pharmaceutique.
L’Ouganda dispose d’une population jeune et en pleine croissance, d’un important potentiel agricole, d’une base solide de matières premières ainsi que d’opportunités dans la transformation et l’agro-industrialisation.
Le pays bénéficie également d’un accès aux marchés régionaux par l’intermédiaire de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
L’Ouganda connaît par ailleurs des besoins croissants en matière d’infrastructures et d’urbanisation et dispose d’un potentiel important dans les énergies renouvelables, le tourisme et le secteur hôtelier.
L’expertise industrielle italienne au service du partenariat
L’Italie figure parmi les principales économies industrielles et manufacturières d’Europe et possède une vaste expérience dans plusieurs secteurs correspondant aux priorités de développement de l’Ouganda.
Le forum vise à mettre en lumière les opportunités d’investissement dans les domaines où le potentiel ougandais et l’expertise italienne peuvent se compléter, en encourageant notamment les entreprises italiennes à envisager l’implantation d’activités de production et de transformation en Ouganda.
L’objectif est en particulier de développer des activités utilisant les matières premières locales pour alimenter une production destinée aux marchés national et régionaux, tout en renforçant la présence des entreprises et du savoir-faire italiens dans le pays.