AGI - Formation et accompagnement des entreprises italiennes souhaitant investir en Afrique: tels ont été les thèmes de la rencontre organisée à Milan le 29 janvier par le magazine Africa e Affari, qui a permis de débattre avec des experts et des représentants d'institutions de la situation du continent africain et de ses perspectives économiques à l'horizon 2026. Cette réunion, intitulée “Afrique 2026: perspectives politiques et économiques du continent”, faisait suite à une conférence similaire qui s'était tenue à Rome quelques jours auparavant pour présenter le dernier rapport du magazine et faire le point sur les opportunités entrepreneuriales italiennes. À l'événement milanais étaient présents, entre autres, Fabio Massimo Ballerini, du Bureau de la mission du Plan Mattei auprès du Premier ministre; Roberta Rughetti, directrice d'Amref Health Africa; Duccio Tenti du PNUD et Simone Nonnis, du département Grandes fortunes du groupe Mediolanum.
Lors du colloque, une attention particulière a été portée aux ressources financières mises à disposition par l'État, via ses filiales, pour soutenir les investissements italiens. L’outil financier “Misura Africa” ??de Simest, une filiale de la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), a reçu un accueil favorable pour garantir en toute sécurité l'internationalisation des entreprises italiennes sur le continent. À ce sujet Viola Di Caccamo, responsable des relations extérieures chez Simest, a expliqué que le groupe a lancé cet outil à partir de 2024 en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et a appelé les petites et moyennes entreprises (PME) à renforcer leur présence en Afrique. C'est un dispositif que nous avons élaboré en tenant compte des besoins spécifiques des PME”, a-t-elle déclaré, établissant un lien entre le renforcement de la présence des entreprises italiennes en Afrique et la diversification des circuits commerciaux. Cet outil s'adresse aux entreprises déjà actives sur le continent et à celles qui envisagent de nouveaux investissements, y compris celles intégrées aux chaînes d'approvisionnement des grands groupes exportateurs. “Même les plus petites entreprises de la chaîne d'approvisionnement peuvent en bénéficier”, a-t-elle souligné.
Le dispositif finance des initiatives liées à la croissance des entreprises, allant de la modernisation des machines à la capitalisation, en passant par les actifs incorporels et la digitalisation. “Nous finançons tout ce qui peut accroître la valeur de l'entreprise”, explique Caccamo, pour qui les projets liés aux marchés africains bénéficient également d'une subvention non remboursable pouvant atteindre 20%, ainsi que d'une exemption de garanties pour le développement de la présence de l'entreprise sur le continent. La formation est également éligible. “La formation du personnel africain peut être financée”, a dit Caccamo, précisant que cet aspect fait partie intégrante des projets, conformément au Plan Mattei. D'après les données présentées par Simest, le programme “Misura Africa” a mobilisé plus de 100 millions d'euros d'investissements depuis 2024, et plus de 85 entreprises ont bénéficié de ce financement.