AGI - La Journée mondiale de l'eau a célébré samedi son 34ème anniversaire. Instituée par les Nations Unies pour sensibiliser le public à la protection des ressources mondiales en eau, elle a eu pour thème “L’eau et l’égalité des genres”, rappelant que la crise de l'eau affecte des millions de personnes à travers le monde, mais de manière inégale. L'accès libre et équitable à cette ressource vitale n'est pas garanti dans de nombreuses régions, notamment là où les conflits font rage et où les femmes, en particulier celles touchées par la pénurie d'eau, en subissent les conséquences.
Tajani, coopérer pour un accès à l'eau égalitaire
L’eau est une ressource essentielle, un droit et un facteur de stabilité, et l'Italie “est à l'avant-garde de la recherche de solutions communes” pour garantir l'accès aux ressources en eau dans le monde entier, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, dans une publication sur X.
“Promouvoir la coopération en matière d'eau, c'est prévenir les conflits, soutenir le développement et consolider la paix. Il est inacceptable que 2 milliards de personnes dans le monde n'aient pas accès à l'eau potable, dont 32% de la population africaine”, a ajouté Tajani, annonçant que l’Italie réunira à Rome cet automne plus de 40 pays de l’Union pour la Méditerranée. “Avec le Plan Mattei, nous continuons de placer l'accès aux ressources en eau et leur gestion durable au cœur de nos priorités”, a-t-il encore déclaré.
Les Nations Unies insistent sur la sécurité hydrique
Les Nations Unies définissent la sécurité hydrique comme la capacité d'une population à garantir un accès durable à une quantité suffisante d'eau de qualité acceptable pour assurer ses moyens de subsistance, son bien-être et son développement socio-économique, à se protéger contre la pollution et les catastrophes liées à l'eau, et à préserver les écosystèmes dans un climat de paix et de stabilité politique. Dans de nombreux pays du monde, les femmes et les filles sont responsables de l'approvisionnement en eau, parcourant de longues distances à pied, souvent dans des conditions dangereuses, tout en assurant la gestion du foyer.
Une Ong italienne active dans la région sénégalaise de la Casamance
Au Sénégal, malgré les progrès réalisés ces quinze dernières années, l'accès à l'eau et à l'assainissement reste insuffisant, notamment dans la région de Casamance, au sud du pays. Dans ce contexte, l’Ong italienne Acra mène depuis 2006 le programme Wash (eau, assainissement et hygiène) “Un toit, un robinet”.
Ce programme est mis en œuvre dans plusieurs municipalités des régions de Ziguinchor et de Sédhiou, en collaboration avec le gouvernement sénégalais et grâce au soutien de nombreux donateurs. Le programme a permis de progresser vers un accès durable à l'eau potable dans la région de Ziguinchor.